Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Source-Unity
Publicité
22 novembre 2012

L'ÉGO DE L'HUMANITÉ

L'égo désigne la conscience et la représentation que l'on as de soi ( le Moi, le Je ).

En psychologie, c'est le fondement même de la personnalité et pour certains auteurs, il est même L'équivalent de la conscience.

En spiritualité il est plutôt perçu comme un ennemi, une entrave au développement personnel. Par exemple, le bouddhisme considère que l'ego serait juste une construction mentale qui ne correspondrait à aucune réalité palpable (car il est difficile de le situer concrètement) Donc le but serait de faire sortir l’être de sa perception centriste erronée et de l’amener à l'Anatman ( ou non-soi ) qui ne place pas l'individu au centre de tout.

Dans d'autres écoles de pensées, l'ego serait une perception érronée de nous même sur laquelle s’appuierait notre appréhension du monde. Mais cette perception serait bâtie sur notre vécu tangible, uniquement constitué d’expériences et de souvenirs. De ce fait il serait un handicap à l'expression de notre vrai nature multidimensionnelle.

Partant de ce constat pour le moins intéressant, ce qui poserait finalement problème, c'est que toutes les relations humaines fonctionneraient uniquement entre égos interposés. Du coup, c'est évidemment la structure même de notre monde qui en subirait les répercutions... Ce monde où nous évoluons ne serait que le fruit de constructions mentales ou de dysfonctionnements psychique induisant une part d'erreurs systématique dans toutes nos réalisations.

A savoir que tout ce qui existe dans notre monde du point de vue humain, serait uniquement issu de la part dimensionnelle de l'égo humain

On est alors en droit de remettre en cause un phénomène dont la science se préoccupe de plus en plus :
1) Notre perception du monde et de la réalité est elle fiable?

2)Si notre vision des choses et nos interactions avec tout ce qui vie, sont basées sur une perception égotique depuis des millénaires, alors qu'avons nous réellement construit?

 3) Et sur le long terme, comment pourrions nous nous affranchir de ces conditionnements dictés par l'ego, pour édifier l'humanité de demain, plus responsable de son impact sur ce qui l'entoure

De quoi méditer en nos forts intérieurs, sur le changement que nous souhaitons voir dans le monde, reflet de notre vision mensongère et limitée

Unity

 

 

Publicité
Commentaires
P
Le Bouddha n'a donné qu'un enseignement, celui que l'égo est une illusion et que les souffrances dues à l'attachement et aux désirs ont leur origine dans la croyance illusoire en un moi permanent. Les bouddhistes disent que le monde n'existe pas, mais qu'il fonctionne selon le principe appelé "origine interdépendante" ou "production conditionnée". Autrement dit, chaque être vivant ou phénomène apparaît, existe et disparaît uniquement en vertu de sa relation avec d’autres êtres vivants ou phénomènes. <br /> <br /> L'égoïsme surgit de la croyance à l'existante indépendante du moi et de l'ignorance de sa dépendance des autres.<br /> <br /> <br /> <br /> Selon la cosmologie bouddhiste (abhidharma) l'égo n'est autre que l'ensemble de cinq aggrégat psychiques: les 5 khandas: sensation, affectivité, concepts, état mental et conscience, qui sont construits progressivement au cours de la vie autour de l'illusion d'un Moi permanent.<br /> <br /> Le dernier kandha, la conscience Vijñāna, signifie dans le bouddhisme la faculté de discrimination entre phénomènes sensoriels illusoires et le Vide réel. Dans l'hindouisme, Vijñāna signifie la reconnaissance du Soi intérieur, de l'âme individuelle (atman), émergence de l'âme cosmique (Brahma). Il n'y a pas de contradiction entre le Vide bouddhiste et le Soi hindouiste puisque les upanisads considèrent que le Soi éternel est indéfinissable et ne peut être signifié que comme n'étant "ni ceci ni cela" (neti neti).<br /> <br /> <br /> <br /> Faut-il croire à l'existence après la mort? – Je pense que c'est une question indécidable comme l'existence de Dieu, à propos de laquelle le cardinal néoplatonicien Nicolas de Cues écrivit: - "A la question 'si dieu existe', on ne pourra donc pas répondre autrement qu'en répétant à l'infini qu'il est ni existant ni non existant et aussi qu'il est à la fois existant et non-existant. "<br /> <br /> La question dépasse toute raison humaine; c'est pourquoi toute discussion à propos de spiritualité est vaine et futile; c'est pourquoi Lao Tse disait "celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas".<br /> <br /> Chacun est libre d'imaginer ce qu'est ou n'est pas la transcendance. Tous les choix, toutes les voies sont valables, … à condition de ne pas rester attaché à des doctrines et des vérités absolues. <br /> <br /> <br /> <br /> Mon choix personnel est de ne pas croire à la permanence de l'âme ou identité personnelle et à sa réincarnation mais à son origine et dépendance de ce que Jung appelait inconscient collectif ou que Sheldrake appelait champ morphique. L'âme est comme la goutte retournant à l'océan mais cette goutte d'eau a une mémoire qui s'ajoute aux mémoires du champ morphique humain.<br /> <br /> Notre individualité n'a de sens que dans l'interdépendance de la vie, qui seule permet de participer à l'inconscient collectif par nos pensées justes, paroles justes et actions justes.
Publicité